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    Biden et Trump disent se battre pour l’‘âme’ de l’Amérique. Qu’est-ce que cela signifie ?

    La formule revient en boucle dans la bouche des leaders démocrates et républicains. C’est devenu le symbole le plus fort de l’humeur du pays et ce que les électeurs estiment être l’enjeu des élections de novembre. C’est, semble-t-il, ce pour quoi chacun se bat.

    “Il ne s’agit pas seulement de gagner des votes. Il s’agit de gagner le cœur, voire l’âme de l’Amérique”, affirmait Joseph R. Biden Jr. à la Convention nationale démocrate en août, alors que l’expression “bataille pour l’âme de l’Amérique” venait d’apparaître en tête de son site de campagne, juste à côté de son nom.

    Rebondissant aussitôt, une récente publicité de la campagne Trump juxtaposait des vidéos de Démocrates invoquant “l’âme” de l’Amérique, suivies par des images d’émeutes opposant des manifestants et la police et le slogan “Save America’s Soul”, ou “Sauvez l’âme de l’Amérique », en demandant d’envoyer des contributions à la campagne au moyen du SMS “SOUL”.

    Si les élections américaines sont devenues un référendum sur l’âme de la nation, c’est sans doute parce que dans un pays de plus en plus laïc, le vote est devenu le reflet de la moralité de chacun — et parce que le résultat repose en partie sur des questions spirituelles et philosophiques qui dépassent les questions politiques. Mais qu’est-ce que l’âme de la nation exactement ? Où en est-elle ? Que signifierait la sauver ?

    Les réponses vont bien au-delà du slogan de campagne, de la politique politicienne et des élections de novembre. Elles touchent l’identité et l’avenir de l’expérience américaine elle-même, surtout à l’heure où la pandémie affecte le moral du pays.

    “Quand je pense à l’âme de la nation”, explique Joy Harjo, poétesse-lauréate américaine et membre de la Nation indienne-américaine Muscogee, “je pense à l’idée de devenir et à ce que nous voulons devenir. C’est là que la question devient difficile, d’ailleurs je pense que nous sommes dans une impasse. Qu’est-ce que les gens veulent devenir ?”

    Mme Harjo pense que l’âme du pays est arrivée à “un point crucial”.

    “On dirait que tout s’est effondré d’un coup”, dit-elle. “Nous vivons un moment où la blessure est profonde. Chacun est là et regarde ce qu’il a en lui tout en regardant l’autre”.

    À Carlsbad, en Californie, Marlo Tucker, directrice de la branche californienne de l’association Concerned Women for America, prie régulièrement pour l’avenir du pays avec une douzaine d’autres femmes. Celles-ci se sont rapprochées d’autres associations de femmes chrétiennes conservatrices pour convaincre les électeurs de s’inscrire sur les listes.

    “Au fond”, dit-elle, “il s’agit de savoir ce que vous voulez défendre et ce que vous ne voulez pas défendre”.

    “Ce que je sais, c’est que nous sommes une nation chrétienne, les pères fondateurs étaient influencés par les valeurs de la Bible”, ajoute-t-elle. “Les gens sont perdus, ils sont influencés par ce sensationnalisme ambiant, ils sont en colère, ils sont frustrés. Ils ont soif d’un gouvernement qui leur redonne de l’espoir et de dirigeants qui se soucient vraiment de leurs problèmes”.

    Construire toute une campagne autour d’un impératif moral — avec un vocabulaire puisant aussi ouvertement dans le christianisme — fait partie de la stratégie républicaine depuis des décennies. Mais c’est une démarche plus inattendue de la part des Démocrates, qui attirent généralement un éventail de religions plus varié.

    L’âme, et l’âme du corps politique, est un concept théologique et philosophique très ancien. C’est une notion particulièrement profonde, qui permet aux hommes de définir l’identité individuelle, ainsi que la vie en commun.

    En hébreu biblique, les deux mots que nous traduisons par “âme”, nefesh et neshama, ont une racine qui signifie “respirer”. La Genèse met en scène Dieu soufflant dans les narines de l’homme pour le rendre humain.

    Ce sens est encore présent aujourd’hui, alors qu’une pandémie s’attaque au système respiratoire et que des Noirs victimes de violences policières s’écrient “je ne peux plus respirer”.

    Pour les poètes homériques, l’âme est ce que les humains risquent de perdre au combat, et ce qui distingue la vie de la mort. Sous la plume de Platon, Socrate médite sur le lien entre l’âme et la république qui engendre la vertu de la justice. Chez Saint Augustin, auteur de “La Cité de Dieu”, la cité peut être jugée à l’aune de ce qu’elle aime.

    L’âme de la nation est “une métonymie très ancienne que l’on réactive quand toutes sortes de représentations culturelles sont en mutation”, explique Eric Gregory, professeur de religion à l’université de Princeton. “C’est révélateur du débat politique actuel, lié à une époque de crise et de changement, une corruption résultant de maladie”.

    Nous avons tendance à mettre en avant les systèmes et les institutions, dit-il, mais l’ère de Trump a vu le retour d’anciennes idées sur le bien-être de la cité, où la politique dépend beaucoup sur le fait d’avoir des relations justes. “En politique, autrefois, la santé de la société dépendait surtout de la vertu du chef”.

    Aux États-Unis, la question de savoir qui pouvait définir l’âme de la nation était biaisée dès le départ, que ce soit à cause des déplacement des populations indigènes ou de l’asservissement d’Africains.

    Et l’état de l’âme de la nation a souvent été reliée à l’oppression de la population Noire. Les abolitionnistes comme Frederick Douglas luttaient pour que “l’invincible horreur du système de l’esclavage” soit “inscrite dans l’âme de la nation”. Lyndon B. Johnson affirmait que le pays avait trouvé “son âme d’honneur” sur le champ de bataille de Gettysburg. En 1957, quand Martin Luther King et plusieurs figures du mouvement des droits civiques ont créé la Conférence du leadership chrétien du Sud, ils se sont donné pour mission de “sauver l’âme de l’Amérique”.

    Cette année, le président Trump se présente comme le défenseur d’une Amérique chrétienne menacée et assiégée. “En Amérique, nous ne nous tournons pas vers le gouvernement pour lui demander de restaurer notre âme, nous plaçons notre foi en Dieu Tout-Puissant”, affirmait-il à la Convention nationale républicaine. Il y a un an, Franklin Graham, un de ses partisans évangéliques, écrivait que notre époque vivait “une bataille pour l’âme de la nation”, car “l’armature morale et spirituelle qui tient notre nation depuis 243 ans est en train de se déliter”.

    De son côté, M. Biden a commencé à invoquer l’âme de la nation il y a trois ans, après le rassemblement nationaliste blanc meurtrier de Charlottesville, en Virginie. “Nous devons prouver au monde que l’Amérique demeure un phare”, écrivait-il à l’époque.

    Depuis le début, son message de campagne véhicule l’idée de moralité au sens large, plutôt que d’une politique ou d’une idéologie spécifiques. Quand M. Biden parle de combat pour l’âme de la nation, il ne l’envisage pas seulement au sens religieux, mais au sens de caractère, analyse Jon Meacham, un historien de la présidence qui a souvent discuté de cette notion d’âme avec M. Biden.

    “Les gens l’entendent comme la lumière contre l’obscurité, la serviabilité contre l’égoïsme, Trump contre le reste du monde”, dit-il.

    “Nous sommes très loin du plan en dix points d’Elizabeth Warren ou de la révolution de Bernie Sanders, et plus près de la restauration d’une politique plus familière et moins agitée”, estime-t-il. Les électeurs, “ont juste envie que quelqu’un dirige tout ça avec un minimum d’efficacité et de raison,” poursuit-il.

    Quelle que soit la noble question de l’âme, les électeurs veulent que leurs problèmes soient résolus et que le système change.

    Au Nord de Boston, Andrew DeFranza, directeur exécutif de Harborlight Community Partners, un organisme qui finance la construction de logements abordables, réfléchit aux conséquences catastrophiques de l’épidémie du coronavirus sur de nombreuses personnes, des travailleurs essentiels aux personnes handicapées. L’âme du pays est désorientée, antagoniste et épuisée, dit-il.

    “Je ne pense pas que tel groupe l’emportera sur tel autre groupe et que tout sera résolu”, poursuit-il à propos des élections. “Nous avons besoin que les dirigeants politiques de tous les niveaux, peu importe leur parti, arrivent avec des plans concrets et opérationnels pour répondre aux inégalités en termes de santé et de race, et qu’ils le fassent réellement, avec des résultats dont il leur faudra rendre compte”.

    Dans East Harlem, Dorlimar Lebrón Malavé dirige la First Spanish United Methodist Church, une congrégation qui veille sur de nombreux immigrés et des familles portoricaines.

    “Ce pays a-t-il même une âme?” demande-t-elle. “À mon avis, ça fait longtemps que ce pays a perdu son âme”.

    Nous vivons un moment tellement dystopien, dit-elle, qu’on a l’impression qu’un nouvel esprit est en train de naître. La situation lui rappelle le récit de la création dans la Genèse.

    “Du point de vue religieux, la création de Dieu est née du chaos. Rien n’existait avant, il n’y avait donc rien à réformer”, ajoute-t-elle. “Quand les gens disent qu’il faut réformer la police, il ne s’agit pas de réformer la police, il s’agit plutôt d’en profiter pour l’abolir et créer du nouveau, à partir de rien”.

    Mme Lebrón Malavé soupire en évoquant l’accent que met M. Biden sur la nécessité de restaurer l’âme du pays alors qu’il propose rarement des débats concrets sur les politiques à mettre en œuvre.

    “Les gens ont besoin d’entendre dire qu’il reste quelque chose à défendre. C’est tellement dur d’imaginer ce que ce serait de devoir tout démanteler”, dit-elle. “Il s’adresse à des gens qui ont un certain état d’esprit, qui n’ont jamais appris à imaginer la possibilité d’un monde nouveau différent du nôtre”.

    Pour d’autres, l’âme est le lieu où tout commence.

    A Kenosha, dans le Wisconsin, peu après qu’un officier de police ait tiré sur un homme Noir, Jacob Blake, le laissant paralysé, un groupe interconfessionel de membres du clergé a tenu un office religieux sur un parking, sous un grand ciel bleu.

    “L’âme de Kenosha est en jeu”, a affirmé Patrick Roberts, de la First Baptist Church, face à l’assemblée.

    Il a évoqué son expérience de pasteur Noir dans une communauté en majorité blanche. Le dimanche matin est toujours un des moments les plus ségrégués dans le pays, constatait-il, et il faudrait bien davantage qu’un programme d’action sociale ou qu’un plan en faveur de l’emploi pour soigner l’âme de la communauté.

    Le jour où les gens, quelle que soit leur race, pourront se promener dans tout Kenosha et se sentir en sécurité, a-t-il poursuivi, nous saurons que notre âme sera guérie.

    Plus tard, au cours d’un entretien, il est revenu sur la promesse de campagne de M. Biden.

    “Nous ne savons pas quelles politiques il adoptera”, estime-t-il. “Il s’en tient à des grandes lignes en revenant sur les idées de décence, d’interaction respectable, quel que soit votre revenu, votre idéologie, votre couleur”.

    Il ajoute: “Pour moi, c’est déjà ça”.

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